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Quels examens gynécologiques à réaliser avant d’entamer un parcours d’AMP pour les femmes ?

Les examens gynécologiques et biologiques : avant d’avoir recours à une des techniques d’Assistance Médicale à la Procréation, le spécialiste doit d’abord poser un diagnostic pour rechercher à la fois les causes responsables de l’infertilité et personnaliser la prise en charge. 

En tête de votre « to-do list », prendre rendez-vous avec votre gynécologue qui vous prescrira des examens selon plusieurs critères tels que les antécédents personnels et familiaux, les facteurs environnementaux de travail ou de mode de vie qui peuvent avoir une influence sur la fertilité.

 

Vous commencerez probablement par une analyse de sang (groupe sanguin et rhésus de groupe sanguin, NFS et coagulation, sérologies pour écarter des maladies infectieuses…).
Plusieurs autres examens peuvent être prescrits par votre médecin mais vous n’aurez pas nécessairement besoin d’effectuer l’ensemble de ceux ci-dessous. C’est le médecin spécialiste qui prescrira ceux nécessaires au diagnostic d’infertilité. L’objectif de son investigation ? Simplement s’assurer que l’appareil reproductif est fonctionnel, que le jeu hormonal est bien réglé et/ou vérifier d’où vient le trouble de la fertilité ! 

Attention, la lecture des résultats est très spécifique. C’est seulement l’association de plusieurs éléments qui permettent d’élaborer un diagnostic. On peut vérifier que les taux sont dans la norme, mais sortir des normes n’est pas « grave ».

 Le bilan hormonal : FSH, Œstradiol, LH, Progestérone, AMH…

À QUOI SERT-IL ?

Les hormones, ne sont pas juste un « truc » de nanas qui nous rendent de mauvaise humeur pendant les règles. Elles jouent un rôle considérable dans votre fertilité. Le bilan hormonal féminin a pour but d’explorer le fonctionnement du balai hormonal qui intervient dans le mécanisme de la reproduction. Il permet d’établir dans un premier temps un « profil hormonal », comme une cartographie qui peut :
• Détecter un éventuel trouble responsable (en partie ou en totalité) de l’infertilité ;
• Aider à établir un pronostic quant aux chances d’obtention d’une grossesse.

 

 

QUELLES HORMONES ?

Le balai des hormones commence dans votre cerveau : les hormones qui interviennent dans la reproduction sont produites par l’hypophyse dans le cerveau (la FSH, LH). S’en suit un dialogue entre le cerveau et l’ovaire tout au long du cycle (production de l’œstradiol et de la progestérone). 

Les prélèvements sanguins doivent être réalisés à des moments précis, car le taux d’hormones fluctue fortement au cours du cycle menstruel. Le dosage de la FSH, LH, prolactine ou estradiol se fait plutôt vers le 3e jour du cycle. La progestérone sera quant à elle dosée en deuxième partie de cycle après l’ovulation. L’hormone anti-müllérienne (AMH), peut se faire à n’importe quel moment du cycle.

 

  • FSH plasmatique (Hormone folliculo-stimulante) : c’est elle elle qui intervient dans la croissance et la maturation des follicules ovariens. Le dosage permet d’évaluer la réserve ovarienne (FSH élevée) ou une anomalie hypophysaire (FSH basse). L’hypophyse est la glande dans le cerveau qui produit la FSH.
  • LH plasmatique (Hormone luténeisante) : elle est responsable du pic ovulatoire. Elle est sécrétée en quantité importante 36 heures avant l’ovulation. C’est d’ailleurs elle que l’on détecte sur le test d’ovulation. Son dosage permet de diagnostiquer certaines pathologies comme le syndrome des ovaires polykystiques, une ménopause précoce…
  • Oestradiol (E2) : elle joue de nombreux rôle dans l’organisme, notamment dans le développement des organes sexuels, la régulation du cycle menstruel et le maintien de la grossesse. Son dosage permet d’évaluer la qualité du dialogue entre l’hypophyse et les ovaires.
  • AMH (hormone antimüllérienne) : elle joue un rôle important dans la folliculogénèse, c’est à dire la maturation progressive des follicules. Son dosage permet d’apprécier la réserve ovarienne. En effet, puisqu’elle est sécrétée par les petits follicules, elle est le reflet du nombre de follicules disponibles. Plus le nombre d’ovocytes en réserve est faible, plus l’AMH est basse. Elle devient même indétectable au moment de la ménopause.
  • Progestérone : elle sert à préparer l’utérus pour la grossesse. En clair, elle « maintient le nid ». Son dosage permet de renseigner sur le fonctionnement du corps jaune (il résulte de la transformation du follicule après expulsion de l’ovocyte). Cette petite structure a un rôle capital dans le maintien de la grossesse.
  • Hormones androgènes (testostérone, androsténédione, SDHA) : le dosage permet de détecter un éventuel dérèglement ovarien en cas de taux élevé.
  • Hormones thyroïdiennes (T3, T4, TSH) : le dosage permet de détecter certaines pathologies qui entrainent une infertilité.
  • Prolactine (Hormone de la lactation). Sécrétée par la glande hypophyse, chez la femme enceinte, elle permet de déclencher et de maintenir la lactation. En dehors de la grossesse, elle intervient dans la sécrétion de progestérone.
  • Inhibine B : le dosage permet d’évaluer la réserve ovarienne, c’est-à-dire le nombre potentiel d’ovocytes fécondables au moment de l’ovulation, ou provoquée lors d’un cycle artificiel.
 

COMMENT SE DÉROULE CET EXAMEN ?

Il s’agit d’une « simple » prise de sang effectuée au laboratoire. 
Le bilan hormonal ne nécessite pas d’être à jeun, sauf exception précisée par votre médecin.

L’échographie intra-vaginale

 

À QUOI SERT-ELLE ?

L’échographie fournit toutes les informations sur la morphologie de l’utérus et des ovaires grâce à l’émission d’ultrasons.

 

 

COMMENT SE DÉROULE CET EXAMEN ?

Pour cet examen, vous serez en position gynécologique. Le médecin insèrera avec précaution une sonde de forme allongée dans votre vagin. Cette sonde est recouverte d’un gel échographique. Puis, le médecin déplacera la sonde d’échographie pour accéder visuellement à tous les organes avoisinants : utérus, trompes de Fallope et ovaires. Cet examen dure environ quinze minutes. S’il est certes inconfortable, il est indolore.

Examens gynécologiques avant un parcours AMP, lesquels ?

 Hystérosalpingographie (Hystérographie)

 

À QUOI SERT-ELLE ?

Derrière ce nom barbare, il s’agit d’un examen radiographique de l’utérus et des trompes de Fallope réalisé par un médecin dans le centre d’AMP ou en cabinet de radiologie. L’hystérosalpingographie permet d’évaluer la perméabilité des trompes, c’est-à-dire de vérifier que les trompes sont bien ouvertes, et d’évaluer la normalité de la cavité utérine (y a t’il des polypes, des fibromes, des adhérences ou des cicatrices, etc.)

 

COMMENT SE DÉROULE CET EXAMEN ?

L’hystérosalpingographie est pratiquée par un radiologue ou un médecin. Elle se fait sans anesthésie. Vous serez installée en position gynécologique. Le médecin placera un spéculum, désinfectera le col utérin puis introduira une sonde échographique et une canule dans l’utérus, par les voies naturelles. Il injectera progressivement un produit de contraste qui se répandra dans l’utérus et les trompes. Des clichés sont réalisés pour observer la bonne progression du produit et visualiser les organes.

Cet examen est pratiqué en dehors de la période des règles, en première partie du cycle entre J-8 et J-13 (on est alors sûr de l’absence d’une grossesse débutante). Dans cette phase du cycle, l’endomètre est fin et est plus facilement analysable.

La consultation dure environ 30 minutes, mais l’examen proprement dit ne dure qu’environ cinq minutes.

A la question de la douleur, on entend tout et son contraire. L’hystérosalpingographie n’est pas une partie de plaisir mais elle est le plus souvent indolore, voire « quelque peu désagréable » (comme des règles douloureuses).

Il est  possible d’avoir des pertes sanguines à la suite de l’examen. N’hésitez pas à prévenir votre médecin en cas de douleurs ou de saignements importants après l’examen.

Hystéroscopie diagnostique

 

À QUOI SERT-ELLE ?

Il s’agit d’un examen de la cavité utérine effectué le plus souvent lors d’une consultation gynécologique. À l’aide d’une mini caméra appelée hystéroscope, l’hystéroscopie permet d’explorer le canal endocervical, c’est à dire le passage entre l’utérus et le vagin ;  la cavité utérine et l’entrée des trompes. L’hystéroscopie ne permet ni l’exploration des trompes utérines ni celle des ovaires. L’examen est pratiqué en dehors de la période des règles, en première partie du cycle.

 

COMMENT SE DÉROULE CET EXAMEN ?

L’examen se fait sans anesthésie. L’hystéroscope par sa souplesse et son petit diamètre (environ Ø 3 mm) s’adapte facilement au trajet du canal cervical et sa progression est indolore. L’hystéroscope est connecté à une caméra, qui, est elle-même reliée à un écran vidéo. Une perfusion de sérum physiologique est reliée à l’hystéroscope, ce qui permet de déplisser la muqueuse utérine et de mieux explorer ses parois.
Vous vous installerez en position « gynécologique ». Le médecin placera le spéculum, désinfectera le col utérin puis introduira l’hystéroscope dans l’utérus, par les voies naturelles.
Parfois, un complément d’échographie est effectué immédiatement après l’hystéroscopie pour une mesure plus précise de la taille des lésions retrouvées. 

La consultation dure environ 15 à 30 minutes, mais l’examen en lui-même ne dure qu’environ une minute. L’hystéroscopie est le plus souvent indolore, mais il arrive qu’elle soit désagréable (comme des règles douloureuses). Dans moins de 5 % des cas, elle peut être douloureuse (en cas d’obstruction du col nécessitant une dilatation ou si vous êtes très stressée, ce qui entraine une contraction de l’utérus).

Biopsie de l’endomètre

 

À QUOI SERT-ELLE ?

La biopsie se fait par aspiration (prélèvement) de la muqueuse de l’endomètre avec une canule introduite dans l’utérus par les voies naturelles. Cet examen est effectué lors d’une consultation gynécologique. 

 

 

COMMENT SE DÉROULE CET EXAMEN ?

L’examen se fait sans anesthésie. Vous serez installée en position « gynécologique ». Le médecin placera le spéculum, désinfectera le col utérin puis introduira par les voies naturelles une canule très fine qui permettra d’aspirer un bout de tissu endométrial (la paroi de l’utérus). La sensation est souvent décrite comme étant similaire à de légères douleurs menstruelles.

Le prélèvement est ensuite envoyé au laboratoire qui étudiera et recherchera certaines infections ou anomalies concernant l’endomètre.

Caryotype

 

À QUOI SERT-IL ?

Cet examen permet de déceler des anomalies chromosomiques qui pourraient expliquer l’infertilité. Il est étudié à partir d’une analyse de sang.