Infertilité masculine, quels examens en AMP

Infertilité masculine : parcours d’AMP côté homme, par quoi commence-t-on ?

Avant de parler d’infertilité masculine ou d’avoir recours à une des techniques d’Assistance Médicale à la Procréation (AMP), le spécialiste doit d’abord poser un diagnostic pour rechercher les causes responsables de l’infertilité dans le couple. L’homme et la femme passent donc par la case « examen diagnostique » ! L’analyse d’un seul membre ne serait pas suffisante pour émettre un avis.

Commençons par le début : prendre rendez-vous avec l’andrologue ou le gynécologue. C’est ce dernier qui vous prescrira les examens nécessaires pour poser un diagnostic d’infertilité à partir de vos antécédents personnels et familiaux et des facteurs environnementaux de travail ou de modes de vie qui peuvent avoir une influence sur la fertilité.

Vous commencerez probablement par une analyse de sang (groupe sanguin et rhésus de groupe sanguin, NFS et coagulation, sérologies pour écarter des maladies infectieuses…).

Plusieurs autres examens peuvent être prescrits par votre médecin mais vous n’aurez pas nécessairement besoin d’effectuer l’ensemble de ceux ci-dessous (Spoiler alert, le spermogramme, lui, est inévitable Messieurs!). 

Attention, la lecture des résultats est très spécifique. C’est seulement l’association de plusieurs éléments qui permettent d’élaborer un diagnostic. On peut vérifier que les taux sont dans la norme, mais sortir des normes n’est pas « grave ».

Infertilité masculine examen spermogramme

Spermogramme et Spermocytogramme

À quoi servent-ils ?

Le spermogramme est le premier examen recommandé pour sa simplicité. Il étudie la production de spermatozoïdes, les paramètres de quantité (comme la concentration en spermatozoïdes) et de qualité (mobilité et morphologie) :
• la numération des spermatozoïdes par millilitre ;
• la mobilité des spermatozoïdes (en %), une et quatre heures après l’éjaculation ;
• la vitalité des spermatozoïdes (en pourcentage) ;
• le volume de l’éjaculât (en millilitres) ;
• la viscosité du sperme ;
• le PH du sperme ;
• la présence ou l’absence d’agglutinats (ce sont des amats de spermatozoïdes pouvant laisser penser à la présence d’anticorps) ;
• la numération des globules blancs présents dans l’éjaculât.

Le spermocytogramme quant à lui est examen qui permet de faire l’analyse cytologique (des cellules individuellement, ici les spermatozoïdes) et morphologique des spermatozoïdes au microscope et d’observer :
• la morphologie des spermatozoïdes ;

• le pourcentage des formes atypiques (formes anormales). Les anomalies peuvent être multiples, de tailles ou de forme, et concerner à la fois la tête et le flagelle, varir d’un spermatozoïde à l’autre.

Comment se déroule le prélèvement ?

Le sperme est recueilli et analysé au laboratoire. Votre médecin vous conseillera une période d’abstinence sexuelle préalable de 3 à 5 jours. Vous effectuerez le recueil par masturbation, dans une pièce isolée dédiée à cet examen. Le sperme est directement recueilli dans un flacon stérile.

L’échographie testiculaire

 

À QUOI SERT-ELLE ?

En général, une échographie testiculaire permet de détecter et/ou traiter d’éventuelles varicocèles testiculaires. Il s’agit de la dilatation des veines du cordon spermatique, un conduit en forme de corde qui relie l’abdomen aux testicules.

COMMENT SE DÉROULE CET EXAMEN ?

Pour effectuer cet examen, la sonde à ultrasons sera posée au contact direct avec votre peau. Le radiologue appliquera un gel clair sur le scrotum. Durant l’examen, la sonde va être déplacée selon un mouvement de balayage sur la zone d’intérêt. Cet examen n’est pas douloureux.

Le test de capacitation (ou REM)

 

À QUOI SERT-IL ?

Le test de capacitation (ou test d’aptitude à une assistance médicale à la procréation) est une étude complémentaire du spermogramme, qui consiste à “laver” le sperme de tous les fluides et substances qu’il contient et de laisser seulement les spermatozoïdes, qui sont placés dans un milieu riche en substances nutritives. Le recompte des spermatozoïdes mobiles obtenus (REM) lors de cet examen permet de savoir combien d’entre eux seront utiles pour des techniques d’Aide Médicale à la Procréation.

COMMENT SE DÉROULE CET EXAMEN ?

Le sperme est recueilli et analysé au laboratoire. Votre médecin vous conseillera une période d’abstinence sexuelle préalable de 3 à 5 jours. Vous effectuerez le recueil par masturbation, dans une pièce isolée dédiée à cet examen. Le sperme est directement recueilli dans un flacon stérile.  

Biopsie testiculaire ou Ponction du canal déférent de l’épididyme

 

À QUOI SERT-ELLE?

Lorsque le sperme ne contient aucun spermatozoïde, il est possible de les recueillir directement via une chirurgie. La ponction testiculaire permet d’obtenir des spermatozoïdes directement du testicule ou de l’épididyme.

COMMENT SE DÉROULE CET EXAMEN ?

L’intervention est pratiquée par un urologue sous anesthésie générale.

Les dosages hormonaux

 

À QUOI SERVENT-ILS?

Les dosages hormonaux (FSH, LH, testostérone, prolactine…) permettent de détecter l’origine de certains troubles dans le fonctionnement des hormones. Les dosages vous seront proposés uniquement dans le cas d’ « mauvais » spermogramme, dès lors qu’on détecte par exemple une anomalie de la qualité du sperme ou un dysfonctionnement des organes sexuels.

COMMENT SE DÉROULE CET EXAMEN ?

Par une analyse de sang en laboratoire.

Le caryotype

 

À QUOI SERT-IL?

Cet examen permet de détecter des anomalies chromosomiques ou des lésions du chromosome expliquant la stérilité ou l’infertilité masculine.
Ce test est indiqué dans les cas suivants :

  • Échecs d’implantation
  • Fausses couches à répétition
  • Patients soumis à chimio ou radiothérapie
  • Patients souffrant d’oligo ou de terato-astenozoospermie sévère


COMMENT SE DÉROULE CET EXAMEN ?

Par une analyse de sang en laboratoire.